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    Les hommes dans la wicca

    Extrait tiré du livre Sons Of The Goddess: A Young Man's Guide To Wicca de Christopher Penczak  © Ulvatten

     

    Alors que les femmes se sont battues pour redéfinir leur rôle, la plupart des hommes ont perdu le leur. Encore une fois, le changement est une bonne chose, mais cela peut nous laisser un peu désorientés. Nous sommes à la fin d’un âge où les hommes étaient des stéréotypes de patriarche, gouvernant à la maison comme au bureau. Ce rôle s’est effondré en faveur du partenariat, mais peu de gens ont donné des exemples sains d’équilibre ou de compromis.

    Les hommes qui sont attirés par la Wicca comprennent l’importance et le caractère sacré de la Déesse et de la femme, mais n’ayant pas vécu dans un foyer païen, ont grandi sans aucun doute dans une culture qui n’honore ni ne respecte les femmes comme le font les sorcières. La plupart de nos cultures occidentales ont été injustes envers les femmes. La conscience féministe et les mouvements pour l’égalité des droits font pencher la balance en faveur de l’équilibre, et ceux qui ont grandi dans un milieu socialement ouvert en profitent mais les païens révèrent la femme comme la source divine de la vie.
    Nombre de mythes païens de la création parlent de la Déesse donnant naissance au Dieu, donnant à cette dernière un rôle supérieur et plus sage. La culture occidentale affecte le pronom masculin au divin, se basant sur l’image chrétienne de Dieu le père et de son fils. Les païens sont plus enclins à utiliser les deux genres pour qualifier le divin, afin de refléter leur inclusion des deux sexes dans l’existence, mais s’il faut choisir un genre, la plupart d’entre eux se tourneront vers la Déesse.

    Certains hommes intrigués par la sorcellerie ne poussent pas plus loin leur curiosité parce qu’ils sentent que la Wicca est trop « féminine ». Ils craignent que cela ne les rende « trop féminins » s’ils deviennent des sorcières. Nombre de covens traditionnels sont menés par des grandes prêtresses, et certaines peuvent se montrer aussi dogmatiques que dans une religion patriarcale traditionnelle. Certains groupes de sorcières se focalisent totalement sur la Déesse et ne mentionnent jamais le Dieu dans aucun rituel, explorant simplement d’autres rôles et énergies qui ont été pour ainsi dire entièrement dédaignés au cours des derniers siècles.
    Je sais qu’à l’époque où je me suis tourné vers la sorcellerie, cela me rendait malade de voir que tout était ramené à Dieu le père et à son fils. J’avais besoin de trouver une autre connexion au spirituel, et j’avais besoin d’en apprendre plus sur la Déesse.J’ai trouvé l’amour et le réconfort auprès de la Déesse et le sentiment de revenir à la maison. Il aurait été facile d’oublier complètement le Dieu de la Wicca, qui est une manière de voir l’énergie masculine complètement différente de celle du Dieu chrétien. Une fois que j’ai réalisé que j’avais besoin de soigner ma connexion envers l’énergie masculine, je me suis tourné vers le Dieu et étudié les images de Pan, Cernunnos, Apollon, Lugh, et Osiris.
    Il est compréhensible, que ces hommes qui ne savent pas que la sorcellerie est une affaire d’équilibre sentent qu’ils doivent être totalement soumis et apaisés, rejetant tout ce qu’ils associent à la masculinité.Ils sont à la recherche d’autres spiritualités et magies. Beaucoup gravitent autour de la magie cérémonielle car n’étudiant pas la sorcellerie, ils n’apprennent jamais que bien que les groupes de mages soient habituellement composés en majeure partie d’hommes, non par décret, mais par le fait que ces mystères ont tendance à attirer plus d’hommes, ils ont plus en commun avec les mystères de la sorcellerie.

    Bien que la Wicca se soit focalisée sur la Déesse et les mystères féminins, elle n’est pas strictement féminine. Les sorcières recherchent l’équilibre, et honorent les énergies masculines et féminines dans tous les êtres et toutes les choses. L’énergie masculine est nécessaire à la création tout comme l’énergie féminine. Le Dieu complète la Déesse. Ils ne sont pas deux pôles opposés mais une paire, un partenariat.

     

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