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    Les 12 archétypes masculins

    Tiré du livre Sacred Paths for Modern Men, Dagonet Dewr
    Traduction & adaptation Ulvatten © 2012


    Donc ce livre parle de  « voies sacrées pour hommes modernes » – les nôtres, celles de nos fils, celles de nos pères, celles de nos ancêtres, celles de nos dieux. Il s’agit de recomposer la tribu qu’est l’Humanité païenne et se dresser pour prendre la place qui nous revient de droit – que cette place soit Prince Sacré, Seigneur Cornu, Grand Sage, Trublion, ou n’importe quel autre nom. En parlant de ces Noms...

     

    Douze Noms Sacrés

    « Tu vois, durant ces dernières années, nous avons trébuché. … Et quand on trébuche souvent, on... On commence à regarder où on met les pieds. Eh bien, nous devons faire en sorte que les gens... relèvent leurs yeux vers l’horizon, et voient les ancêtres alignés derrières nous, disant, « Faites que ma vie ait un sens. » Et à nos héritiers devant nous, qui disent « Créez le monde dans lequel nous allons vivre. »

    Ce que je veux dire, c’est que nous ne sommes pas seulement... occupés à travailler et aller dîner. Nous sommes dans le processus de création du futur.

    Capitaine John Sheridan, Babylon 5.

     

    Les humains aiment les symboles, les classements, et les systèmes. En reprenant les mots de Delenn de Babylon 5, « Les humains créent des communautés » – pas seulement des communautés de gens mais aussi des communautés d’idées. Nous apprenons tôt dans la vie à identifier les choses par classe : ceci est de la nourriture ; ceci est le chien ; le chien n’est pas de la nourriture ; ne mord pas le chien.

    De même, bien qu’il serait peut-être plus compréhensible et juste d’examiner chaque divinité mâle comme un individu dans l’histoire des croyances pré-Abrahamiques, cela ferait également de cet ouvrage un livre très, très long que je n’aurais jamais pu faire publier. C’est pourquoi, j’ai identifié douze archétypes divins que je souhaite étudier plus en détail. Notez bien que : tous les dieux ne correspondront pas ici, et certains d’entre eux correspondront à plus d’une classification. (En fait, dans mon humble estimation, Loki est présent au moins cinq fois). En cela, nous voyons que les dieux, tout comme les humains, sont individuels, et peuvent difficilement être réduis à de simples concepts. Tant mieux ! Si les dieux n’étaient que des symboles et rien d’autre, s’il n’existait ni révélations ou expériences divines, si les dieux étaient faciles, alors nous pourrions faire tout ça dans nos têtes en lisant Jung au lieu de tracer des cercles ou taper sur des tambours autour d’un feu.

    Information importante – et c’est là je l’espère que les gens vont cesser de braquer leur lance-flammes – : je me réserve le droit d’utiliser des dieux « fictifs » pour ce travail en connaissance de cause. Dans ma pratique personnelle, j’ai tiré beaucoup plus de choses de Le Morte d’Arthur de Malory et du Silmarillion de Tolkien que je ne l’aurais fait des livres païens de la semaine. Après un examen des origines de la Wicca, on s'aperçoit que l’appariement « traditionnel » de Cernunnos et Aradia est en fait arrivé dix ans après Le Hobbit. Je n’ai jamais vraiment été croyant dans la « mytho-ancienneté » de toute façon. Très tôt dans ma carrière païenne j’ai eu une très longue bataille sur Internet à propos d’un rituel de pleine lune que nous avions fait dans lequel nous avions invoqué Bombadil et Galadriel. Quatorze ans plus tard, je suppose que je n'ai toujours rien compris.

    Maintenant que cela est dit, voici les Douze Noms Sacrés que nous allons expérimenter ensemble, sans ordre particulier :

     

    1. L’Enfant – Le Jeune Homme Divin à l’origine de toute chose.
    2. L’Amant – Le dieu qui désire, aime et enlace.
    3. Le Guerrier – Le dieu qui trace les limites et use de la force.
    4. Le Farceur – Celui dont les tours peuvent cacher des leçons.
    5. L’Homme Vert – L’esprit primal de la nature.
    6. Le Guide – Le mentor qui enseigne au quêteur.
    7. L’Artisan – Le dieu qui crée avec ses mains.
    8. Le Destructeur / Le Rival – Le dieu qui met fin – met fin aux choses, met fin aux gens, met fin aux processus.
    9. Le Magicien – Le change forme et le gardien du savoir ésotérique.
    10. Le Roi / L’Ancien – Le dieu sage et royal qui apporte l’ordre.
    11. Le Guérisseur – Le dieu qui referme les blessures et amène la paix.
    12. Le Sacrifié – Le dieu dont la mort apporte un grand changement.

     

    Les lecteurs astucieux auront remarqué une similitude ici entre mon travail et celui de Robert Moore et Douglas Gillette dans leur groundbreaking, stupéfiant, je n’en suis pas digne, Roi, Guerrier, Magicien, Amant – effectivement, quatre de nos douze Noms proviennent directement de ce livre. De par mon jugement – et ceci est seulement mon jugement – le système archétypal de Moore et Gillette est merveilleux, mais pas suffisamment complet pour une étude de la pratique païenne. Néanmoins, j’ai envers eux une énorme dette.

    Ceci dit, ces Noms ne sont pas parfaits,  ni même supposés être la panacée de l’humanité divine. Notre but dans ce voyage est d’obtenir un ressenti pour chacun de ces archétypes – de les éprouver à travers la méditation, la prière, et les sorts ; d’en apprendre un peu plus à propos des dieux qui sont une partie de ces Noms ; et de paver le chemin pour aller plus loin dans la pratique et l’étude personnelle. Vous ne saurez pas tout ce dont vous avez besoin sur le Farceur quand vous aurez terminé ce livre. (En fait, on se demande si qui que ce soit peut savoir tout ce dont il a besoin concernant le Farceur ; ça en fait tout l’intérêt, non ?) Au lieu de cela, j’espère que nous plantons ici une graine qui va croître à travers votre propre travail personnel et votre pratique religieuse continue.

    De plus, je veux ajouter un corpus de rituels poétiques à destination des hommes, qui sont également des païens. Je n'oublierais jamais quand on m’a raconté l’histoire d’un homme qui était vraiment intéressé par le Paganisme et dont le premier livre était The Spiral Dance. Il se sentait vraiment investi, en contact, uni – jusqu’à ce qu’on lui demande de respirer par son utérus. Ce n’est pas pour dire que The Spiral Dance n’est pas génial – loin de là. J’en suis à mon troisième exemplaire et je travaille sur mon quatrième ; ils sont élimés à force d’être utilisés.

    Mais ce que Starhawk a fait dans The Spiral Dance est de créer une poésie spirituelle pour l’âme païenne féminine. Et malgré quelques exceptions (le travail de Galen Gillotte et Ceisiwr Serith me vient à l’esprit) il y a très peu de cela pour les dieux, pour les hommes. La spiritualité pour moi est mystique, poétique, et expérimentale, et c’est ce que je souhaite partager avec vous.