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    L’Enfant Divin

     Tiré du livre Sacred Paths for Modern Men, Dagonet Dewr
    Traduction & adaptation Ulvatten © 2012

     

    Enfantillages et choses plus sages. 

    « Un enfant de cinq ans comprendrait cela. Envoyez quelqu’un me chercher un enfant de cinq ans. »
    Groucho Marx.

     

    Il n’existe peut-être pas de symbole plus puissant dans la pensée Occidentale que l’Enfant Divin. Après tout, une fois que vous vous êtes débarrassés des guirlandes et du Père Noël de nos vacances les plus célébrées et les plus lucratives, dans son essence, Noël est une grosse fête d’anniversaire pour un enfant qui ne grandit jamais. Un bon filon de notre littérature – cela fait référence à la gamme des Peter Pan à Harry Potter en passant par Shane – raconte l’histoire éternelle du garçon qui devient un homme, ou du garçon qui n’en deviendra jamais un peu importe à quel point cela peut être la bonne chose à faire ou la plus naturelle. 

    Pourquoi ce symbole nous colle-t-il tellement à la peau ?
    Je pense que c’est parce que le pouvoir qu’il représente est incroyablement primal et vital pour faire mûrir l’homme – et pourtant à l’opposé c’est un des plus facile à détourner en une version sombre de lui-même. Combien d’entre nous connaissent un homme adulte allant vers la quarantaine – ou même plus vieux – mais qui essaie toujours d’être le type sympa avec la voiture de sport qu’il conduit principalement pour marquer des points et être ivre week-end après week-end ? La jeunesse est devenue notre Saint Graal, et nous sommes prêts à rouler dans la terre un groupe entier de destriers pour l’obtenir.

    Pourtant l’Enfant Divin en temps et lieu appropriés est incroyablement puissant. Selon les mots de Robert Moore et Douglas Gillette, « … l’Enfant Divin est l’énergie archétypale qui préfigure l’énergie archétypale masculine du Roi. » Ou, pour le dire plus simplement, l'Enfant Divin est par sa nature un portail vers les archétypes adultes qui façonnent un homme fonctionnel – ou si vous préférez, un Dieu fonctionnel. 
    Un des premiers pas importants dans le développement de l'Enfant Divin est la séparation avec la mère. L'éternel dilemme d'être un jeune garçon – qu'il soit mortel ou divin – est que nous commençons par exister en tant qu'une partie de la Mère, et qu'à un certain point nous devons tirer un trait sur cela et devenir une personne à part entière, un homme à part entière. Un certain nombre de comportements sociaux erratiques des hommes modernes – considérer les femmes comme des objets, des formes variées d'autodestruction, et l'identification malsaine avec un groupe d'autres hommes – viennent du conflit avec la figure maternelle qui pèse si lourd dans nos psychés. Nous parlons de couper le cordon, pourtant cette même métaphore est liée à la violence. (Moi, je préfère l'idée que le cordon tombe de lui-même. D'un autre côté, je n'ai pas coupé le mien avant d'avoir 21 ans, et ça a été l'explosion. Ma mère ne m'a plus parlé pendant 8 mois.) 

    En tant qu'hommes païens, nous essayons très fort de dépasser cette épreuve. Pourtant nous nous retrouvons souvent dans des lieux de notre propre sous culture où nous sommes coincés dans des rôles de rébellion absurde et de caricature. J'ai vu ma part de guerres sorcières et d'antagonistes dans la communauté Païenne, et je dirais, à partir d'un souvenir brut et absolument pas scientifique, que 80 % d'entre eux sont masculins. Qu'est-ce qu'un antagoniste – ou quiconque sapant la communauté – à part un fauteuil de tyran, un enfant en colère, pleurant pour obtenir de l'attention ?

    Pourtant l'Enfant Divin est puissant dans son côté lumineux. C'est le premier archétype du tissage des liens, de l'établissement du soi qui sert comme base du grand conseil magique « connais-toi toi-même ». Il est l'esprit du commencement, des premiers pas, le Fou de l'arcane majeur, l'esprit de Yule. Et finalement c'est le Jeune Héro, le Fils vengeur qui s'approche de son pouvoir.