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    Le Cône de Pouvoir

    The Encyclopedia of Witches & Witchcraft de R.E Guiley
    Traduction Aranna © 2007

    Dans la sorcellerie contemporaine, le terme de cône de pouvoir désigne une manière de désigner la concentration et la direction d’une spirale d’énergie psychique au cours des célébrations et des rituels. Gerald Gardner décrit le cône de pouvoir comme issu de l’Ancienne Tradition des sorcières, il est plus probable qu’il en emprunta le concept aux multiples sources qu’il utilisa pour construire ses rituels et son livre des ombres. La concentration d’énergies psychiques est inséparable de la pratique de la magie, et un certain nombre de méthodes ont été employées depuis les temps anciens.

    Selon Gardner, les sorcières invoquent le cône de pouvoir en dansant en cercle autour d’un feu ou d’une chandelle, puis elles se tiennent par les mains et se précipitent vers le feu en criant, jusqu’à épuisement ou bien jusqu’à ce que l’une d’elles s’évanouisse, signe que l’énergie a été complètement expulsée. Les sorcières contemporaines utilisent une variante de cette méthode : elles chantent et dansent en tournant en rond autour d’un cercle, en augmentant le tempo. Elles sont parfois accompagnées par un tambour et/ou emploient la visualisation, en visualisant l’énergie remonter le long de la colonne vertébrale, depuis le chakra racine jusqu’au chakra frontal. L’énergie projetée stagne au dessus du groupe en formant un cône, il est parfois visible pour ceux qui en ont la capacité. L’énergie est contrôlée par la grande prêtresse ou le grand prêtre qui détermine à quel moment tout le groupe doit s’arrêter en même temps pour une efficacité optimale.

    La forme du cône à une signification particulière pour les sorcières. Dans certaines régions de la Syrie, le cône était l’emblème d’Astarté, déesse phénicienne de la fertilité, de la maternité et de la guerre. Les chapeaux de forme conique sont traditionnellement associés aux magiciens et aux sorcières dans les légendes et le folklore. Le cône est ici associé avec le cercle, qui symbolise le soleil, mais aussi l’unité, l’éternité et le cycle des renaissances. Avec le triangle associé avec les éléments et les pyramides, ils représentent l’ascension spirituelle de toutes choses. Le triangle représente également le nombre trois, signe de l’énergie créatrice et associée à la triple déesse.
    Toujours d’après Gardner, pendant la seconde guerre mondiale, des sorcières britanniques utilisèrent les cônes de pouvoir durant des rituels pour maudire Hitler et l’empêcher d’envahir le pays. Le rituel aurait eu lieu pour Lammas, en août 1940 à New Forest (NdT : une zone rurale située au sud-ouest du Hampshire), et il réunit des centaines de sorcières, dont la vieille Dorothy Clutterbuck. Un autre rituel eu lieu, mais cette fois dans la forêt de Ashdown (NdT : Cette forêt est située dans le Sussex, au sud-est de l’Angleterre). Ce rituel était un canular, mis en scène pour berner Hitler. Gardner n’y participa pas.

     

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