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    Débuter : théorie ou pratique ?

    Par Aranna © 2008

    Comment faire ? Par où commencer ? Certains vous diront que rien ne vaut la pratique pure et dure quand d'autres vous inciteront plutôt à vous documenter sérieusement sur la question avant d'envisager les choses. Ces deux manières de considérer la question sont tout à fait pragmatiques et possèdent leurs avantages et leurs inconvénients, leurs risques et leurs bénéfices. Mais vous dans tout cela ? S'il ne devait y avoir qu'une seule question à poser avant de choisir un angle d'approche, ce serait Qui suis-je et qu'est-ce qui me convient ? Cela peut ressembler à une lapalissade dans une thématique spirituelle qui sort des sentiers battus et incite chacun de ses pratiquants à réfléchir avant d'adopter telle ou telle optique, mais la réalité est autrement moins tranchée. La majorité des livres et des forums présentent les débuts de manière relativement linéaire, direct, avec des indications presque pas à pas, sans forcément prendre en compte les cas particuliers.

    Premièrement, même quand on y a réfléchit à deux fois, même quand on sait plus ou moins où l'on se situe, les débuts ne sont jamais simples, et en fin de compte, rares sont les individus qui adoptent une seule méthode. Nombreux sont ceux qui se documentent, pratiquent, puis se re-documentent, découvrent de nouvelles voies pendant une pratique en groupe, se sentent attirés par différents sentier en même temps. En bref, la merveilleuse diversité des voies païennes peut se transformer rapidement en un gigantesque dédale dans lequel on se sent perdu.

    Il n'y a pas de réponse toute faite à la question « Vaut-il mieux commencer par pratiquer ou par se renseigner ? » Certaines personnes se sentent déboussolées et seront plus rassurées si elle connaissent la majeure partie de l'aspect « théorique » d'une voie. D'autres ne ressentiront aucun bénéfice spirituel à se plonger dans une multitude d'ouvrages sans avoir la moindre idée de leur ressenti réel, de leur expérience. Disons qu'un certain équilibre entre les deux semblent être un compromis intéressant.

    Dans tous les cas, vous n'avez pas à demander à quiconque la permission d'avancer ou de vous lancer. C'est à vous et à vous seul qu'il revient de faire ce choix. Il arrive que l'on voit fleurir des messages du genre « Je me suis documenté(e), est-ce que vous pensez que c'est assez pour se lancer dans la pratique ? » Vous êtes libre, vous avez choisi un chemin ou, en principe, personne ne vous dira ce que vous devez faire. Alors pourquoi avoir besoin de demander une permission ? Est-ce que cette liberté vous effraie ? Est-ce que vous avez besoin de vous sentir rassuré sur vous-même et sur vos capacités ? S'il peut être bon de demander des conseils, de partager son expérience (ou ses appréhensions), vous n'avez pas à attendre de consentement ou d'autorisation. La liberté, si elle est source de joie, d'expérimentation et de richesse, peut aussi être source de remise en question, de recherche, de doute, de moment de solitude. Ce ne sont pas forcément des questionnements très agréables, mais ils obligent à s'interroger sur ses désirs, ses motivations, et vous êtes le seul responsable de votre chemin, de vos décisions, de vos croyances.

     

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